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HISTORIQUE DE LA SOCIÉTÉ DE MÉDECINE HOMÉOPATHIQUE DE MIDI-PYRÉNÉES

Le site a été mis en ligne le 28 octobre 2010

Avant la fondation… de 1980 à 1984. 

La SMHMP a été fondée en avril 1984, mais un groupe d’homéopathes a commencé à se réunir 4 ans avant sous l’impulsion de Jacques LAMOTHE (pédiatre à Toulouse) car il n’existait à l’époque dans la région toulousaine aucun lieu de rencontre d’homéopathes, libre et indépendant.

Au début, ils étaient quatre : Jacques VIALA, Philippe THOMAT, Michel CADET et Jacques LAMOTHE. La première réunion a eu lieu le 24 novembre 1980. Ces quatre-là avaient envie de progresser, d’échanger leurs idées et expériences indépendamment des écoles et des laboratoires. Le groupe a rapidement grossi puisque la fondation a été proposée par une lettre signée par 5 médecins : LAMOTHE, SOULIER, VIALA, DRAY et ORTAL et l’année suivante, elle compte 13 médecins. Les réunions, environ 8 par an, portaient souvent sur des remèdes, rarement sur des pathologies et, de plus en plus souvent au fil des ans, sur des sujets de spécialités médicales, des sujets parallèles et complémentaires à l’homéopathie comme la  chronobiologie, l’immunologie avec Madeleine BASTIDE, (1° apparition en novembre 192), l’homéopathie vétérinaire, l’ostéopathie (Raymond SOLANO septembre 1982), la psychiatrie (avec Jacqueline BARBANCEY février 1983), la gynécologie (avec Michel ORTAL avril 1983), la médecine chinoise traditionnelle (avec Jean-Pierre GUIRAUD juin 1983). A partir de juin 1983, la tradition d’un repas amical avec les conjoints s’est instaurée, au château de La Valière à Villenouvelle. Bien sûr, l’ambiance de ce groupe informel était très fraternelle et les dirigeants ont voulu la préserver jusqu’à aujourd’hui car cela rend la vie et le travail agréables et répond à un désir de « chemin qui a du cœur », où sont indésirables les notions de rivalité, de pouvoir, d’intérêt matériel ou d’égotisme. Depuis l'origine, nous avons essayé de préserver ce « souffle sacré » amoureux de tolérance et de partage, qui s’est traduit par la permanence d’un esprit de fraternité et d’ouverture dans notre groupe.

La création : 1984.

Un groupe d’environ 17 homéopathes se réunissait depuis 3 ans ; il était composé par les Drs : Lamothe, Viala  Thomat et Cadet pour le groupe organisateur, puis des Drs Bru, Soulier, Mme Roucau, Dr. et Mme Dray Mme Verron, Muns, Dr et Mme Faruch Ortal ,Ohayon ,Mme Molina, Mme Pillas. Dans ce groupe à majorit é généraliste, il y avait 3 pédiatres, 2 psychiatres et 1 gynécologue. D’autres sympathisants venaient et changeaient au gré des réunions, devenant parfois des adeptes de l’homéopathie. Ce fut comme un « appel d’air » car les réunions ont compté  jusqu'à 40 personnes par séance.

Constatant qu’il existait en France des Sociétés savantes d’homéopathie dans presque toutes les régions et particulièrement chez nos voisins de Bordeaux -la Société de Médecine Homéopathique d’Aquitaine-, où il fallait aller si on voulait travailler, ce groupe fonda le 28 avril 1984 une société savante loi 1901 dénommée la « Société de Médecine Homéopathique de Midi-Pyrénées », qui s’affilia de suite à la Fédération Nationale des Sociétés Homéopathiques de France.

Les statuts sont classiques et semblables à tous ceux des sociétés savantes médicales (il a été copié sur la société de Bordeaux), limitant l’adhésion aux médecins, pharmaciens, vétérinaires, dentistes ou sages-femmes. Le but étant de nous aider à nous perfectionner de façon très pragmatique, soit par des échanges entre nous, soit  par l’intervention de spécialistes extérieurs, de l’homéopathie ou d’autres sciences, officielles ou non officielles, mais dans ce dernier cas, à condition qu’elles se présentent avec un minimum de sérieux. La Société montrait ainsi, dès le début, qu’elle ne voulait pas dériver dans n’importe quel sens. L’avenir prouva que ces objectifs ont toujours été respectés et atteints.

Lors de sa fondation, il existait en Midi-Pyrénées environ 140 homéopathes, tous pluralistes, formés pour la plupart par le CEDH (émanation des laboratoires Boiron) et la SMB (émanation des laboratoires Dolisos), et quelques-uns par le CHF de Paris  ou l’INHF de Paris. Avec cette création, voyait le jour enfin une société d’Occitanie où l’on pouvait travailler l’homéopathie et où soufflait un esprit de tolérance et de fraternité (tradition très occitane). Il est clair qu’elle a favorisé la vocation de nombreux  praticiens sensibilisés et venus aux réunions en curieux, et ce, en et hors région Midi-Pyrénées car on voyait venir des personnes de loin : Perpignan, Bayonne, Cahors, etc.,  voire de Bordeaux.

En pratique, pendant 10 ans, Jacques LAMOTHE (Président honoraire jusqu'à aujourd'hui) a exercé une influence importante, en jouant le rôle d’ « ange gardien » -contre les assauts des laboratoires et d’autres groupes d’intérêt- et en incitant à choisir un idéal d’unicisme comme meilleure voie pour notre recherche (en 1981, il n’y avait que 4 unicistes à Toulouse).

Ce n’est qu’à partir de 1994, avec les Présidents Jacques ECHARD et Jean-Thierry CAMBONIE que Jacques LAMOTHE abandonna peu à peu son rôle. Avec ces derniers, la Société semble avoir atteint sa « majorité » en se passant du « père » et en créant ses propres chemins, différents, novateurs et très riches !…

 

Les Présidents successifs

o      Eric SOULIÉ : 1984-1987

o      Jacques LAMOTHE : 1987-1989, Président Honoraire depuis 1994

o      Bernard LIBES : 1989-1993

o      Claude GHEZI : 1993-1995

o      Jacques ECHARD : 1995-2000

o      Jean-Thierry CAMBONIÉ : 2001-20O7

o      Denis GASTEUIL : 2007-2009

o      Claude FONTAINE : 2009...

 

Hommage à quelques fidèles…

 

Florence FORTUNÉ en 2010

Le seul qui ait perduré depuis le 1° jour et assisté à toutes les réunions : Jacques LAMOTHE, le fondateur de la Société (retraité depuis  2003).
       D’autres ont suivi depuis 1983 : le discret mais efficace Alain BRU, de Cahors, le fidèle Bernard LIBES, ORL à Toulouse. D’autres sont restés longtemps : les Drs DRAY, Mme VERRON, SOULIER, FARUCH et surtout deux trésoriers remarquables : Michel ORTAL de 1984 à 1996, puis Jean-Claude AMIEL qui inaugura une gestion moderne de 1996 à 1998. Celle qui a investi toute sa carrière dans l’homéopathie dans son "pays pyrénéen" comme dans les pays pauvres d’Afrique, en soutenant "Homeopathes Sans Frontières" (HSF), avec un désir infatigable et une gentillesse sans égal : le Dr Christine ARNOUX, qui a bien mérité son titre de Membre Honoraire de la Smhmp.
        Enfin, il ne faudrait surtout pas oublier le rôle essentiel de la secrétaire et organisatrice, grâce à qui les congrès ont eu un tel succès : Florence FORTUNÉ, qui œuvre en coulisses depuis 1995 avec un talent indubitable et une disponibilité
légendaire.

            

Florence FORTUNÉ en 2009

 

        Les grandes périodes.

 

1- De 1980 à 2000 : l’émergence de l’unicisme !

Au départ à dominante pluraliste, la Société a progressivement viré vers l’idéal uniciste puis  vers  l’unicisme le plus pur, surtout après l’ouverture d'une Ecole Uniciste (Ehut) en 1990. Le nombre d’unicistes n’a fait que croître et surtout le niveau s'est élevé pour tous en même temps. Quant aux tendances de pensée, la Société a été au départ influencée par l’Ecole et la Société de Dauphiné Savoie ainsi que Homeopathia Europea, puis par l’école sud américaine de Paschero ; après 94, par l’école de MASI dans une certaine mesure.

o      24 novembre 1980 : 1° réunion du groupe fondateur. 28 avril 1984 : fondation de la Société.

o     avril 2001 : mémorable week-end botanique par Pr Aline RAYNAL , du Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, à Montolieu (Aude)précédée d'une conférencesur l’alimentation de l’homme de la préhistoire à nos jours, à Toulouse d 'abord, à  St Ferréol ensuite (cf vidéo).

o      de nombreuses sorties d’herborisation en fin d’année dans les Pyrénées, très sympathiques.


   

o      de 1984 à 1994, des réunions passionnantes animées par des intervenants de haut niveau comme Jacqueline BARBANCEY en psychiatrie, Didier GRANDGEORGE, Denis LAFORGUE, Claude BINARD, François GAMBY, Bernard LONG, Ramon FRENDO, Pierre DEROCHE, Eric LORENZ, William SUERINCK et des homéopathes étrangers célèbres : Eugenio CANDEGABE (Argentine), Edgar GODOY (Equateur), Giovanni MAROTTA (Italie), Lou KLEIN (Canada).

o      durant cette première décade, beaucoup de réunions entre nous (sans intervenants extérieurs), mémorables par leur qualité et leur ambiance, par exemple, en mars 1999, « La passion amoureuse », avec Claude GHEZI et Michelle SARRAZIN ou encore la sensibilisation aux fleurs de Bach avec Tomas CARDADOR de Cordoue en décembre 1997 ou "le sang des femmes" par Michelle Sarrazin et Dominique Verron, qui ont fait l'objet de bulletins très appréciés et bien diffusés.

o      mai 1995 : premier congrès national de la Fédération à Toulouse, avec  pour thème « Le Cœur et la Raison », grand moment d’émergence de notre homéopathie occitane !

o      les réunions avaient lieu dans le local du centre de Toulouse des laboratoires SANDOZ de 1984 à 1997,  car ce laboratoire prêtait volontiers ses salles le soir à des groupes de médecins et à nous... depuis que le fils de la gérante avait été guéri radicalement de son asthme par un remède homéopathique ! Puis, ce labo a fermé sa salle et la Société a dû émigrer dans divers lieux comme la Communauté municipale de Santé (Cms) ou au Bibent, place du Capitole. Depuis 2006 jusqu’à aujourd’hui, les réunions se passent dans les magnifiques locaux municipaux du Centre Culturel de Bellegarde, au centre ville.

o      avril 1994 : création d’un congrès international à Toulouse, nommé « Rencontres des Antipodes », confrontation de deux homéopathes éloignés géographiquement et surtout culturellement. Réunions très riches en discussions positives, toujours dans un but pragmatique. Il y en eut 3, dont la 2° en mai 1999 et la 3° en mai 2000. Nous nous souvenons particulièrement de Marc Brunson avec Lou Klein et de Lou Klein avec Massimo Mangialavori.

o      le passage progressif à l’informatique s’est produit à partir de 1994, suite à des conférences-présentation de divers systèmes, dont le premier a été 'STAPHYSE' de Pierre SALAUN d’Avignon ; par la suite sont arrivés les magnifiques logiciels Radar, Mac Repertory et Reference Works.

o      de 1990 à 2000, l’Ecole d’homéopathie uniciste de Toulouse (E.H.U.T.) a donné 3 cycles successifs de   form ation de 3 ans   chacun sous la direction de Jacques LAMOTHE (enseignant en Espagne, Italie et Amérique du sud), et qui a formé une centaine d’homéopathes à l’unicisme ; cette structure a été élaborée en totale indépendance de la Société et des laboratoires et en réponse à une importante demande, la Société n’ayant pas vocation d’enseignement.

o      les années les plus riches en adhérents ont été de 86 à 96, avec un maximum de 80 adhérents.

o      la Société a publié avec régularité un "bulletin" qui éditait les textes de toutes les interventions des réunions, soit environ 90 numéros (et plus de 100 aujourd'hui) !

 

   2- De 1997 à nos jours : notre congrès, les Trobadas d’Oc !

Le 3° millénaire a correspondu à un tournant de la Société. Déjà amorcé par le Dr Jacques ECHARD, en 1995,  la réalisation concrète d’une nouvelle ouverture a pu voir le jour  : la « Trobada d’Oc », ou Rencontres Occitanie-Catalogne, à Collioure, en collaboration avec le groupe Dynamis" de Montpellier et l’Academia Medico-Homeopàtica de Barecelona (AMHB), présidée alors par Carles Amengual (1997, 1999, 2001, 2003, 2005, 2007, 2009), puis par notre très cher Manel MATEU.
       Depuis, la "Trobada d'Oc" a toujours réuni, bon an, mal an, de 110 à 130 participants. Comme leur nom ne l’indique pas, ce congrès est vite devenu international, attirant non seulement les espagnols, mais aussi des belges, des hollandais, des suisses, des italiens et quelques autres, sans parler des non-occitans
nos compatriotes  parisiens, grenoblois, les « gens du nord », les provençaux, etc. Là aussi, dès le début et aujourd’hui encore  souffle un vent de fraternité, d’échange et de partage, d’entraide, de tolérance et d’amitié, ce qui rend ces congrès attractifs et bien agréables. Au fil des années, grâce à un remarquable travail de recherche des intervenants, s’élabore un esprit international ouvert sur des idées du monde entier, qui seront personnalisées, développées et synthétisées par le groupe. Il est toujours étonnant de voir un grand groupe d’une bonne centaine de personnes discuter de façon constructive pour faire avancer les choses et développer l’homéopathie moderne vers du compréhensible et du pratique. Toutes les tendances unicistes du monde se brassent alors dans cette dynamique où chacun apporte sa pierre à l’édifice. Au long des 7 Trobadas, on assiste à une évidente montée du niveau des connaissances, jusqu’à l’accession spontanée à des consensus, si l'on peut s'exprimer ainsi : étant à la recherche du simillimum, nous arrivons à la conclusion qu’aujourd’hui, quatre grandes techniques peuvent y mener ; 1-la technique répertoriale de Kent, modernisée par Schmit, la plus basique et toujours utile, surtout si les deux autres sont inapplicables ; 2-la technique du Dr Alfonso MASI (Buenos Aires), qui a avantage à être « traduite » en langage universel ; 3-la technique du Dr Rajan SANKARAN (Bombay) ou « méthode de la sensation » et l'approche originale et quasi-géniale de Jan SCHOLTEN ; ces méthodes fort différentes semblent aboutir dans beaucoup de cas, et de plus en plus au fur et à mesure que les praticiens les maîtrisent, au même résultat, au même simillimum, ce qui est un fait nouveau ; en outre, leur comparaison nous permet d’enrichir notre compréhension de l’homme et de l’univers.
      C’est dire le côté passionnant des échanges et l’aspect révolutionnaire des nouvelles idées qui s’en dégagent, tout en restant  pratique et axé sur la guérison des patients, but ultime jamais perdu de vue. L’homéopathie qui se crée là est d’une grande clarté (mais non facilité !), comparée à celle de seulement 20 ans en arrière ! La plupart des anciennes interrogations et obscurités semblent avoir trouvé réponse, lumière. En outre, contrairement à la situation des années 80, les écrits sont disponibles à foison.

 

 

      3- De 2004 à 2009 : la méthode de la sensation !

  Par trois fois, en 2004, 2006 et 2008 de formidables séminaires ont été organisés par un des grands maîtres actuels, l’indien Rajan SANKARAN de Bombay (qui rassembla 250 participants à sa 1° édition).
         Il nous a permis  d’appréhender une méthode nouvelle, claire et révolutionnaire, très intéressante en pratique, laquelle a fait beaucoup d’adeptes et a éclairé nombre de points obscurs de l’homéopathie pour les autres. Sous la présidence de
Jean-Thierry CAMBONIÉ et de Denis GASTEUIL, la Société a aussi organisé plusieurs vidéoséminaires sur cette méthode , animés par  Jacques ECHARD, initiateur infatigable de la méthode SANKARAN, augmentant le nombre et la compétence des adeptes de la méthode, qui présentent désormais des observations avec synthèses remarquables. Il a été secondé aussi par Jean-Thierry Cambonié , Président jusqu'en 2007, qui a suivi cette voie avec une énergie sereine, favorisant le travail de groupe.

Jacques ECHARD en 2008

  4- De 2009 à 2011 : réouverture à toutes les grandes techniques !

 Depuis 2009, avec Claude FONTAINE comme Président, se produit un mouvement de retour vers l’homéopathie classique (type Pierre SCHMIDT modernisée par l’informatique) sans pour autant se détourner des autres techniques telles celles de Masi, de Jan Scholten, de Sankaran et d’autres.
        Dans la pensée de la plupart des membres de la Société, ces approches différentes ne se contredisent pas, au contraire elle s’entraident et ils n’hésitent pas à se servir d’une méthode ou d’une autre selon les cas, sauf pour certains qui restent « inconditionnels » et spécialisés dans une méthode particulière.
       C'est le cas de Jacques ECHARD, représentant officiel de l’enseignement de SANKARAN en France depuis 2009.  En accord avec la Société, il a fondé une structure d’enseignement extérieure et indépendante, « La Source Homéopathique », qui est chargée de la formation à la méthode de la sensation en France (voir « Liens »).

     Toujours sous la présidence de Claude FONTAINE, l’année 2010-2011 a été marquée par trois activités particulièrement réussies : les travaux importants réalisés sur les matières plastiques avec 3 remèdes issus de la pétrochimie, Plastique, Polystyrène et Dioxine, qui s’avèrent d’une grande utilité et d’actualité, par Michelle SARRAZIN et Jacques LAMOTHE, travaux édités et diffusés dans le monde homéopathique francophone ; ensuite la très belle sortie botanique à Lézignan avec un herboriste non universitaire qui nous a transmis d’anciennes traditions sur les plantes ; enfin, la 8° Trobada d’Oc, à Collioure, qui, loin de « ronronner », a vu souffler un vent d’enthousiasme et de rigueur encore jamais vu !

     Le seul point noir est la baisse progressive des effectifs aux réunions et aux congrès; ceci est certainement en rapport avec la baisse du nombre des homéopathes, dont la vocation est de moins en moins attrayante, vu  les conditions d'exercice possibles à l'heure actuelle... Mais mieux vaut la qualité que la quantité, en acceptant -provisoirement- les signes des temps...

En juin 2010, il est décidé de créer un site pour notre communication. Il est mis en ligne le 28 octobre 2010.

     L’année 2012 semble prometteuse avec la réalisation de notre premier proving complet, l’invitée Deborah Collins, le thème des oiseaux et celui des minéraux avec le séminaire de Jan Scholten à Argelès en juin.


   5-   2011 - 2012 :

     Toujours sous la présidence dynamique et sympathique de Claude FONTAINE, l'effort pour organiser des réunions passionnantes est soutenu : chacun présente une recherche approfondie sur des remèdes ou des familles de remèdes, avec des cas cliniques. Ces travaux, souvent agréablement présentés avec des diaporamas et des vidéos, sont à la fois vivants et pratiques.

     Ainsi ont marqué les esprits et enrichi les connaissances les réunions sur les minéraux et surtout celle sur les oiseaux, avec sa sortie ornithologique dans la réserve espagnole d'Aigüamolls, en Espagne.

     L'installation dans la région d'une grande homéopathe, Deborah COLLINS, nous a permis d'apprendre déjà beaucoup, en particulier au cours d'une réunion qui lui a été consacrée en janvier 2012. Elle ne craint pas d'utiliser un large éventail de techniques, avec une extrême bienveillance, faisant appel parfois à des idées extra-médicales, selon le patient. Avec Deborah, c'est un vent d'ouverture d'esprit qui souffle.

     En juin 2012, nous avons organisé un séminaire à Argelès avec Jan SCHOLTEN, qui n'était pas venu en France depuis vingt ans, et nous avons eu la chance d'avoir la primeur de sa nouvelle découverte qui pourrait s'avérer révolutionnaire : une nouvelle classification des plantes calquée sur celle des minéraux, d'un grand intérêt pratique et théorique. Nous sommes persuadés qu'un bel avenir est promis à cette nouvelle façon de considérer les choses.

     Enfin, une expérimentation a été menée -complète pour la première fois-, en parallèle avec un groupe en Angleterre, grâce à Colin WOOD. Le remède a été un lanthanide, Holmium oxydatum, et s'est avéré extrêmement intéressant.

     Probablement grâce à ces événements peu banaux et peut-être aussi grâce à sa communication (par ce site et par son organisation), la Société a vécu un regain d'intérêt dans le sud-ouest et semble attirer de plus en plus de monde.

 


5-   2012 - 2013 :

Deborah

Cette année a vu le nombre d'adhérents à la Société augmenter sensiblement : il a presque doublé en 3 ans. Indéniablement, l'attrait de la SMHMP progresse constamment, non seulement dans le sud-ouest, mais aussi dans tout l'hexagone. La Société s'est enrichie de la présence d'homéopathes de grande qualité qui nous ont fait profiter de leur expérience. Notre site s'est embelli de quatre gros bulletins par an, mieux rédigés et présentés. Les réunions, aussi, ont été encore plus intéressantes par l'étude des remèdes-insectes et le fabuleux séminaire avec Deborah COLLINS (en mars 2013), qui nous a fait découvrir les précieux remèdes matridonaux ainsi que de nouvelles familles de plantes. Grâce à elle, et à ses talents de synthèse personnalisée des grands courants actuels (principalement ceux de Rajan SANKARAN et Jan SCHOLTEN), des remèdes totalement nouveaux ont fait désormais partie de notre panoplie thérapeutique.

Cette année-là, à l'instigation de Claude FONTAINE, a été inaugurée une nouvelle formule de réunion de travail, une sorte de "séminaire des séminaires", les compte-rendus des quatre meilleurs congrès européens de l'année par nos membres qui ont voyagé. Formule très intéressante, à l'usage, qui permet de nous tenir au courant de façon précise de toutes les nouvelles tendances, conceptions et innovations modernes.

Actuellement, on a la sensation que, si la thérapeutique allopathique semble quelque peu s'essouffler après une période faste, l'homéopathie d'aujourd'hui, elle, ne cesse d'avancer à pas de géant, tout en se simplifiant, un peu comme la recherche fondamentale. Ceci ne peut que nous réjouir, même si la communauté homéopathique paraît encore réduite en France -remarquons qu'ailleurs, comme dans les pays anglophones, en Allemagne, en Espagne, en Inde, etc., elle ne faiblit pas. Le temps est au beau, le vaisseau vogue en serrant le vent...

 

Ainsi vont les hommes et les courants. Nous évoluons, mais nous restons fidèles à nos principes originels : l'ouverture d'esprit et du coeur, qui a toujours animé notre Société depuis sa création en avril 1984.

 

Et  la belle histoire continue…

JL 

 

 

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In Memoriam : Madeleine Bastide

 (décédée le 12 juin 2007) 


 

Témoignage de Jacques Lamothe, pédiatre-homéopathe

 



      Bien qu'ayant fréquenté Madeleine Bastide pendant deux décades, je ne me sens nullement expert pour parler de son oeuvre -que chacun connait d'ailleurs dans ses grandes lignes et que d'autres, plus autorisés, pourront commenter-, et ne puis donc qu'apporter un modeste témoignage sur sa personne, cédant aux insistances du Docteur Bernard Long et de Jean Bastide qui ont su habilement me convaincre qu'étant proche d'elle par le coeur et la pensée, j'étais bien placé pour la remercier.

      J'ai envers elle, en effet, une immense reconnaissance. Très jeune homéopathe, elle m'invita dès 1980 à donner des cours d'homéopathie à la Faculté de Pharmacie de Montpellier, une fois par trimestre et ce pendant vingt ans. Surpris et conforté par cette promotion, je me suis lancé dans cette tâche avec enthousiasme et application. Je me suis rapidement aperçu que la préparation de conférences m'obligeait à étayer ma pensée de solides connaissances et de vérifications cliniques. La machine était lancée, qui jamais encore ne s'est arrêtée, je veux parler de tout ce qui occupe ma carrière, à savoir la recherche clinique et ce qui en découle : les réussites thérapeutiques et l'enseignement, qui m'ont valu de nombreux voyages et rencontres très enrichissantes avec des chercheurs ayant une pensée très différente. Ainsi, Madeleine Bastide a été pour moi, au début, la bonne mère qui m'a encouragé et m'a aidé à me révéler.

      Peu à peu, notre relation a évolué car nous aussi, nous évoluions. Nous sommes ainsi passés de la conception pluraliste à la pensée uniciste (moi en 1981, elle quelques années plus tard), puis à des conceptions globales, humanistes, écologiques et philosophiques. Et nous sommes devenus deux gais complices d'une pensée qui en aurait dérangé plus d'un, nous encourageant mutuellement à l'impossible reconstruction du monde, autour de fins et agréables repas. Evidemment, nous nous sommes découverts un idéal commun de recherche inconditionnelle de la vérité, quelle qu'elle soit, qu'elle dérange ou qu'elle arrange. Nous nous complétions : elle avec son matériel scientifique, moi, avec mon matériel clinique.

      Nous sommes bien tombés d'accord sur l'essentiel : l'homéopathie classique est la plus belle médecine qui soit, pour le médecin de famille comme pour l'hopital, elle ne contredit ni ne s'oppose à la médecine scientifique moderne ni à la chirurgie ni aux investigations paracliniques ni à la recherche scientifique; elle se situe à un autre niveau, un niveau global, celui de la totalité de l'être, comme l'avait pressenti Carl Gustav Jung en psychologie. L'être humain ne peut être proprement guéri qu'en considérant sa totalité. Cette assertion va à l'encontre de la conception scientifique actuelle de l'être humain et est véritablement révolutionnaire; bien qu'elle ait été découverte depuis l'antiquité, elle est régulièrement passée dans les oubliettes pour ne ressurgir que par périodes (Paracelse, par exemple). C'est donc une pensée qui a toujours été dérangeante, courageuse et révolutionnaire.

      Grâce aux travaux philosophiques d'Agnès Lagache, Madeleine Bastide a été une des très rares chercheurs à tenter de décrire le mode de pensée de l'homéopathie dans la pensée actuelle, tout en demeurant un chercheur pragmatique qui nous a valu des études remarquables tant en pharmacologie qu'en physiologie et en immunologie. Sur le plan de la pratique pédiatrique, la thymuline est une découverte extrêmement utile et, sans être un remède homéopathique à proprement parler (puisqu'il n'y a pas -et pas besoin- de pathogénésie) c'est un régulateur et stimulant des défenses le meilleures qui soient, celles qu'utilise le jeune enfant, sans perturber l'action des remèdes homéopathiques. Ce fut pour moi un remède prescrit avec succès plusieurs fois par jour par téléphone dans des cas bénins, mais souvent avec fièvre et infection, quand je ne savais pas quoi donner ou quand je n'avais pas de temps, sans brouiller le terrain.

      En parlant au nom de tous ceux que son travail a aidé, je puis dire un immense merci à Madeleine Bastide, tant sur le plan pratique que sur le plan théorique et philosophique ! Nous avons eu tous besion de l'aval dans ces domaines d'un véritable chercheur et professeur comme elle pour asseoir notre pratique. Qui plus est, tout ce qu'elle a fait, elle l'a fait avec du coeur, il fallait le dire car un chemin n'est bon et imitable que s'il contient du coeur. Je ne l'ai jamais vu refuser une invitation, une demande d'aide. Je ne l'ai jamais vu parler ou enseigner sans amour ni sans joie. Maintenant qu'elle est partie, on s'en rend compte : elle a tout fait dans l'amour, elle nous a tous aimés !

 

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